Teintée de rouge et de noir
La femme sur son lit se laisse choir
Dans un lourd parfum d'ambre
Oh démon, toi qui veilles son chevet
Depuis la nuit des temps et les siècles
Laisse donc la belle respirer un moment
Ce n'est pas encore la fin de son tourment
Oh démon, vois-tu ces sombres nuages
Qui de leurs nuances ardentes
Entourent le sommet de la tour noire
Emprise dans des fils d'argent
La belle endormie n'a certes pas bougé
Mais dans sa chambre, la fumée rampante
S'approche de son lit illuminé
Et de son parfum cruel prend son âme ardente.
